Une grande avancée pour l'abandon des amalgames en Europe !

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États membres de l’UE,
Soutenez l’élimination progressive des amalgames dentaires !

 




La Commission ”Environnement” du Parlement européen (ENVI) a massivement voté pour l’élimination progressive de l’amalgame d’ici 2022 et pour l’élimination rapide des amalgames chez les enfants et chez les femmes enceintes et allaitantes (en 1 an).


Nous demandons au Conseil de l’Environnement de soutenir ce choix lors des négociations européennes dans le cadre du Trilogue, pour les raisons suivantes :

1. L’Union européenne constitue la plus importante source d’émission de mercure dentaire


• Avec 90 tonnes par an, l’UE est le plus grand consommateur de mercure dentaire dans le monde [1]. Le mercure dentaire pollue l’air via la crémation, les cabinets dentaires et l’incinération des boues ; l’eau via les rejets des cabinets dentaires et des eaux usées domestiques ; et les sols via les sites d’enfouissement, les cimetières et les boues d’épandage.

Les séparateurs d’amalgames n’arrêtent pas la pollution au mercure. En effet, la majeure partie du mercure quitte les cabinets dentaires à l’intérieur des dents des patients [2].

2. Les conseillers de la Commission européenne exigent des mesures énergiques contre l’utilisation de l’amalgame


Les experts indépendants mandatés par la Commission européenne réclament l’interdiction des amalgames. Les consultants indépendants de la CE, BIOIS, demandent l’interdiction à court terme de l’amalgame. Cette interdiction est notamment ”nécessaire pour satisfaire aux exigences de la législation européenne sur la qualité de l’eau” du fait de la classification du mercure parmi les ”substances dangereuses prioritaires” [3].

Le SCHER a confirmé les risques environnementaux liés à l’amalgame. Le Comité scientifique des risques environnementaux estime dans son rapport sur les amalgames que ceux-ci constituent « un risque d’empoisonnement secondaire » [4] car le mercure dentaire rejeté finit par s’accumuler, sous sa forme méthylée, dans les poissons qui seront ensuite consommés par les enfants et les femmes enceintes.

Le SCENIHR recommande des restrictions sur les amalgames. Le Comité scientifique des risques sanitaires émergents recommande de ne pas poser d’amalgames dentaires chez les enfants et les femmes enceintes, ni chez les personnes ayant une maladie rénale ou une allergie au mercure [5].

Le SCENIHR n’affirme plus que les amalgames sont sans danger. Se basant sur des données scientifiques plus récentes, le SCENIHR a cessé d’affirmer aux Européens que les amalgames sont sans danger. En 2008, il qualifiait encore l’amalgame de matériau d’obturation « sûr et efficace » ; il affirme désormais qu’il est seulement « efficace » [6].


3. Les Européens veulent l’abandon de l’amalgame dans les soins dentaires


L’opinion publique européenne réclame à 7 contre 1 l’abandon de l’amalgame. Lors de la consultation publique sur la Convention de Minamata organisée par la Commission européenne, 88 % des Européens votant se sont exprimés pour « l’abandon de l’amalgame » plutôt que pour leur réduction progressive [7]. C’est la question du mercure dentaire a suscité le plus d’intérêt chez les citoyens européens.

De nombreux dentistes préfèrent les alternatives sans mercure et sont prêts à se passer des amalgames. « Les composites (sans mercure) respectent davantage la dent et ces matériaux sont préférés à l’amalgame, [...] qui devrait maintenant être considéré comme une technologie dépassée pour les soins dentaires » [8]. Toutes les facultés dentaires ont depuis de nombreuses années enseigné aux étudiants comment se passer du mercure.

L’industrie est préparée à l’abandon de l’amalgame. A la Conférence européenne sur les matériaux dentaires de 2013, les fabricants ont discuté de « la fin de l’utilisation de l’amalgame » et ont mis en avant ses alternatives, composites et ciments verres ionomères.

Certains pays membres ont déjà éliminé l’amalgame : l’usage de l’amalgame est de 0 % en Suède [9], de 3 % en Finlande [10], de 5 % au Danemark [11] et de moins de 10 % aux Pays-Bas [12]. Plusieurs pays dont l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark ont limité ou mis en garde contre l’utilisation d’amalgames chez les enfants ou les femmes enceintes.


POUR DEMANDER l'ÉLIMINATION DES AMALGAMES D'ICI 2022,
MERCI DE SIGNER CETTE PÉTITION !



Références 


DU MERCURE DANS LES SOINS DENTAIRES : UN SCANDALE SANITAIRE MAJEUR

 

Le MERCURE (Hg) est un métal trace dont la toxicité est connue et redoutable : c’est un neurotoxique, un reprotoxique, un immunotoxique, un génotoxique

Le mercure métallique est classé parmi les substances CMR2 (cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction) qui doivent être chassées de tous les usages pour leur dangerosité.

Au cours de la vie, le mercure s’accumule dans l’organisme : c’est un toxique bioaccumulable.
Rejeté dans l’environnement, il s’y accumule aussi : c’est un polluant persistant qui se concentre tout au long des chaînes alimentaires aquatiques sous sa forme méthylée, contaminant les poissons carnassiers (bioamplification).


LES AMALGAMES, PREMIERE SOURCE D'EXPOSITION AU MERCURE

Les amalgames dentaires sont composés pour 50% de mercure métallique, et représentent la 1ère source d’exposition à ce métal dans les pays développés.


Il est reconnu que le mercure :
  • - est libéré par les amalgames puis s’accumule peu à peu dans les organes (cerveau, reins...),
  • - traverse le placenta et imprègne les organes du fœtus puis du nourrisson,
  • - contamine le lait maternel.

Les porteurs de nombreux amalgames ont en moyenne 10 fois plus de mercure dans leur cerveau que ceux qui en portent peu (Guzzi, 2006).

De nombreuses études permettent de suspecter un lien entre l’emploi de l’amalgame et des maladies chroniques dans les pays utilisateurs (maladies neurodégénératives, maladies autoimmunes…).

Toute intervention sur un amalgame dentaire (dépose ou fraisage avant une pose de couronne par exemple) comporte des risques graves en raison d'une libération de vapeurs de mercure en quantité importante. C'est pourquoi nous ne préconisons pas de systématique dépose des amalgames, décision qui doit toujours être prise en parfaite connaissance de cause, et accompagnée d'un suivi médical par un médecin "averti".

Toute intervention sur un amalgame doit être faite selon un PROTOCOLE très strict précisant toutes les précautions à prendre (voir aussi le protocole préconisé par l'IAOMT).

Par ailleurs, nous ne préconisons aucun traitement de désintoxication en particulier, mais informerons au mieux (y compris sur les éventuels risques) en nous appuyant sur des publications scientifiques.

Nous signalons le danger que représente toute auto-médication avec des chélateurs de métaux dits lourds ; ceux-ci nécessitent un avis et un suivi médical durant toute la période du traitement.

En aucun cas les informations générales délivrées sur ce site ne doivent être interprétées comme des prescriptions médicales.


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