A Berlin, les ONG appellent
à une interdiction totale
des amalgames dentaires
en Europe d'ici 2022


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10-07-2018

[communiqué de presse] : Les enfants et les femmes enceintes enfin protégés du mercure dentaire !

 
L'interdiction d'utiliser du mercure dans les obturations dentaires destinées aux enfants de moins de 15 ans ainsi qu'aux femmes enceintes ou allaitantes entre en vigueur ce 1er juillet 2018. Elle est consécutive de la Convention de Minamata, entrée en vigueur le 16 août 2017, et de sa ratification par l'Union européenne. Les ONG et les élus qui ont permis cette avancée, notamment l’association Non Au Mercure Dentaire et l'eurodéputée EELV Michèle Rivasi, appellent les États européens à mettre cette décision en œuvre sans délai, mais aussi à étendre au plus vite cette interdiction à tous.

L'amalgame dentaire est un matériau encore trop souvent utilisé pour combler les dents cariées, alors qu'il est composé pour moitié de mercure, un toxique extrêmement délétère, en particulier pour le système nerveux et par ses propriétés de perturbateur endocrinien. C'est aussi une substance qui s'accumule dans l'environnement, de sorte que nous le retrouvons ensuite dans notre alimentation (notamment les gros poissons de fin de chaîne alimentaire) comme dans l'air que nous respirons, et qui participe au phénomène d'antibiorésistance.
«Cette interdiction met fin à des décennies de déni, se réjouit Geoffrey Begon, administrateur de Non Au Mercure Dentaire. Trop longtemps, les autorités sanitaires ont essayé de faire croire que le mercure était dangereux en toutes circonstances, sauf dans les amalgames. Désormais, la toxicité du mercure dentaire est clairement reconnue : il faut maintenant en tirer toutes les conséquences, en étendant l'interdiction à toute la population, en prenant en charge les patients et les praticiens intoxiqués et en imposant toutes les précautions nécessaires lors des déposes d'amalgames ».
Les nouvelles règles exigent également que les États membres établissent un plan national avant le 1er juillet 2019 pour réduire l'utilisation des amalgames dentaires. En outre, le règlement impose à la Commission européenne d'évaluer, d'ici à la mi-2020, la possibilité de supprimer complètement l'utilisation des amalgames dentaires.

Au niveau international, la responsable du projet "Zero Mercury Campaign" au Bureau européen de l'environnement, Elena Lymberidi-Settimo, commente : « La décision de l'UE d'interdire les amalgames pour les populations vulnérables reconnaît clairement le danger environnemental du mercure en dentisterie».

L'Américain Charlie Brown, président de l'Alliance mondiale pour la dentisterie sans mercure, se réjouit lui aussi pour notre continent: «La dentisterie du 21ème siècle est une dentisterie sans mercure et les enfants européens ne méritent rien de moins.»
Antoine LECUYER vice Président de l'association NAMD

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SOURCES :
http://www.mercuryconvention.org

http://www.zeromercury.org

http://mercuryconvention.org

CONTACTS :
Non Au Mercure namd.asso@gmail.com
Elena Lymberidi-Settimo, Project Manager 'Zero Mercury Campaign', European Environmental
Bureau, 0032 (0)2 289 1301,elena.lymberidi@eeb.org, www.zeromercury.org
Ian Carey, Communications Manager, European Environmental Bureau, 0032 (0)2 289
1309,ian.carey@eeb.org, www.eeb.org
Charlie Brown, Attorney and President, World Alliance for Mercury-Free Dentistry, +1 202 544 6333,
charlie@toxicteeth.org
 

14-10-2016

Communiqué de presse (14 octobre 2016) : La Commission ENVI demande l’interdiction des amalgames dentaires dans l’UE d’ici à 2022

 











Au cours de l’examen sur la mise en œuvre de la Convention de Minamata sur le mercure, les eurodéputés de la commission « Environnement » se sont prononcés, jeudi 13 octobre, pour l’abandon de l’amalgame dentaire à l’horizon 2022. Les praticiens devraient même renoncer à ce dispositif médical pour les dents de lait ainsi que pour les femmes enceintes et allaitantes dans l’année suivant l’adoption de la résolution, donc dès 2018.

Non Au Mercure applaudit cette décision contraire à l’avis de la Commission européenne – laquelle considère simplement ce dispositif médical toxique comme un gisement d'emplois .
Non Au Mercure félicite les eurodéputés pour leur souci de protéger d’abord les populations et l’environnement, conformément à l’avis des experts indépendants et au vœu d’une large majorité de citoyens .
Les amalgames dentaires représentent en effet de très loin la première source d'exposition et d'imprégnation en mercure des Européens : prétendre lutter contre le mercure tout en maintenant son usage en dentisterie n’a strictement aucun sens.

Souhaitons maintenant que les gouvernements des États membres, l’ensemble du Parlement européen et la Commission européenne accepteront de se ranger à cette évidence au cours du trilogue à venir. Tous les citoyens européens attachés à la santé publique et à un environnement sain devront se mobiliser pour cela.