L'Europe interdit les amalgames dentaires
chez les enfants,
les femmes enceintes
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Témoignages de personnes intoxiquées par les plombages dentaires, soignées par le Dr Melet

 

Témoignages de patients du Dr Melet

Disparition de Sandra F, mars 2010

Témoignages de dentistes intoxiqués

 

Témoignage d’un dentiste intoxiqué au mercure, souffrant d’une maladie neurologique invalidante :
Docteur Jean-Marie B, Chirurgien Dentiste diplômé de la Faculté de Chirurgie Dentaire de Toulouse


Avant-propos de Namd
Voici le témoignage que ce dentiste a déposé en 2003 auprès de l’Afssaps, dont le groupe de travail sur l’amalgame dentaire a auditionné plusieurs personnes avant de rédiger son rapport (publié en octobre 2005). Cependant on cherchera en vain dans le rapport de l’Afssaps une évocation de ce témoignage.
Les sous-titres ont été ajoutés par Namd pour faciliter la lecture.

Suite à la demande de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, je viens apporter ma contribution sur les amalgames dentaires et plus spécialement dire pourquoi après 25 années d’exercice libéral, j’ai dû arrêter mon activité professionnelle de chirurgien dentiste suite à une maladie neurologique.

J’ai 51 ans. J’ai obtenu mon diplôme de chirurgien dentiste en 1977 après 5 années d’étude à la Faculté de Chirurgie Dentaire de Toulouse.

• Apparition des premiers signes de la neuropathie (1989 ; âge : 37 ans)

J’ai d’abord eu des troubles de la marche d’installation soudaine, rapide et douloureuse avec une importante fonte musculaire au niveau des pieds et des jambes. Après plusieurs mois d’investigation, au CHU de Rangueil à Toulouse, a été posé le diagnostic de maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT). Il s’agit d’une dégénérescence héréditaire, démyélinisante des fibres motrices et sensitives du système nerveux périphérique. La précision des diagnostics évoluant avec le temps, on en décrit de plus en plus de formes.
Les membres supérieurs ont été atteints 2 ans après les inférieurs de la même façon. Depuis, la maladie a régulièrement évolué, de façon de plus en plus handicapante.

Lire le témoignage

Témoignage de Anne C., dentiste intoxiquée

Quand je me suis lancée dans les études de chirurgie dentaire, j’étais fière : j’allais exercer une profession noble et avoir une situation confortable dans la vie. J’allais pouvoir rendre le sourire à certains, soulager d’autres, rendre service. Jamais je n’aurais pu imaginer que j’allais nous exposer mes patients et moi-même à des risques toxiques.

• Des risques totalement ignorés par la faculté


Pendant nos études, nos professeurs de « biomatériaux » ne nous ont jamais parlé de ces risques, oh oui, le mercure était bien en théorie pour eux un métal toxique avec lequel il fallait prendre des précautions lors de la mise en œuvre et de la dépose, mais sensé demeurer complètement captif de l’alliage dès lors que l’amalgame était formé. Pour autant, nous l’utilisions nous-même sans précaution particulière lorsqu’après avoir recueilli les amalgames produits dans le vibreur, nous exprimions le trop plein de mercure qu’ils contenaient à travers une peau de chamois, tout cela protégés ou non par un simple masque en papier, sans ventilation particulière ! De même nous insérions ces amalgames sans aucune précaution encore dans la bouche des patients qui venaient se faire soigner au centre universitaire !

Premiers symptômes

Dès le début de mes études, des problèmes de santé sont apparus : une allergie saisonnière aux pollens s’intensifiant d’année en année, des crises d’urticaire inexpliquées et de nombreuses crises de crampes abdominales violentes, dont on ne trouva jamais la cause.

• Interruptions thérapeutiques de grossesse

Après la soutenance de ma thèse, j’eus mon premier enfant sans problème, puis je commençai ma carrière professionnelle dans un centre de soins, travaillant quatre jours par semaine. Deux ans et demi après, ma deuxième grossesse s’est soldée par une interruption thérapeutique de grossesse pour cause de spina bifida, qui est un défaut de fermeture du tube neural chez le fœtus, entraînant selon sa localisation des handicaps lourds : paralysie du bas du corps, incontinence, insensibilité, retard mental … A l’époque on me dit après une enquête génétique succincte que cet accident était sûrement un hasard et qu’il faudrait me supplémenter en acide folique (Vit B9) lors d’une prochaine grossesse. J’arrêtai alors mon travail et ne retravaillerai par la suite que par intermittence en tant que collaboratrice chez des confrères. A nouveau enceinte, après trois ans, j’apprends cette fois encore que l’enfant que j’attends présente un spina bifida, après conseil auprès d’une équipe scientifique pluridisciplinaire, une interruption de grossesse est à nouveau programmée. Le schéma se reproduira quelques mois plus tard avec cette fois un contexte encore plus lourd, l’enfant présentant une anencéphalie. Plusieurs années après j’aurai la chance de rencontrer un gynécologue, qui comme moi ne croyait pas à la fatalité, même s’il n’a finalement pu me donner d’explications, il m’a supplémentée de façon adéquate et a piloté ma grossesse, me permettant d’accueillir mon deuxième enfant en bonne santé après neuf mois emplis d’angoisse…
Il est important de souligner le fait que le mercure est un toxique pour la reproduction (le mercure métallique contenu dans les amalgames est classé parmi les reprotoxiques de catégorie 2 : « risque pendant la grossesse d’effets néfastes pour l’enfant ») et est un neurotoxique avéré. Des publications scientifiques mettent d’ailleurs en évidence un risque augmenté d’anomalies de fermeture du tube neural chez le fœtus lorsque la mère est exposée au mercure.
Pour en savoir plus : Exposition professionnelle au mercure et anomalies de la grossesse


Atteinte neurologique

C’est malheureusement au cours de cette dernière grossesse que sont apparus chez moi des signes d’atteinte neurologique. J’ai commencé à ressentir des fourmillements et des engourdissements dans les jambes et les mains, on me disait alors que cela passerait… Aujourd’hui six ans plus tard, mes pieds et ma main gauche sont toujours engourdis en permanence !

• Nombreux symptômes d’intoxication


Petit à petit, de nombreux autres symptômes sont venus s’ajouter : une fatigue chronique, une perte de sensibilité généralisée, une difficulté à la marche, la course est impossible, monter des marches est une épreuve, j’ai subi des spasmes musculaires avec des mouvements brusques et involontaires des jambes ou des bras, des douleurs articulaires persistantes, des problèmes digestifs de plus en plus handicapants, des insomnies, une hypersensibilité chimique, une hypersensibilité aux rayonnements électromagnétiques

• Errance médicale


Bien sûr j’ai été prise en charge par des neurologues, qui au cours de deux hospitalisations et de très nombreux examens, ont tenté d’établir un diagnostic en vain, après avoir exploré toutes les pistes connues et avoir cherché dans toutes les directions. Je suis repartie livrée à moi-même sans explication à mon mal-être grandissant. Je disais alors à mon époux que j’avais l’impression d’être empoisonnée !

• La cause très probable : une intoxication mercurielle

Alors que je commençais à perdre espoir, mon corps se verrouillant de plus en plus, j’eus connaissance d’une association de patients alertant le public au sujet de l’impact des métaux lourds sur la santé. Je me suis alors plongée dans la lecture de nombreuses études sur le sujet et j’ai pris alors conscience que j’avais certainement été intoxiquée par le mercure au cours de l’exercice de ma profession, pendant mes études, mais également par la dizaine d’amalgames que j’avais encore en bouche (qui avaient été déposés et remplacés par de nouveaux à l’âge de quinze ans), n’excluant pas bien entendu la participation du mercure contenu dans le thermomètre et l’ampoule basse consommation que je me souviens avoir cassés, ni celui contenu dans les nombreux vaccins reçus tout au long de ma vie… Une analyse de salive a mis en évidence une concentration en ions mercuriques dépassant 16 µg/l après mastication (la recommandation de l’OMS pour l’eau potable est de 1µg/l) et une analyse d’urine après injection d’un chélateur, le DMPS (test de mobilisation) a confirmé l’intoxication : la quantité de mercure urinaire dépasse 73 µg/g de créatinine, alors que la concentration reconnue pour avoir un effet potentiellement toxique est de 50 µg/g créatinine et de 30 µg/g créatinine pour un effet biologique (rapport Afssaps 2005).

• Pour une prise de conscience de la profession

Je me suis intoxiquée mais j’ai certainement contribué à l’intoxication chronique de certains de mes patients, c’est pourquoi aujourd’hui je voudrais porter mon expérience à l’attention de mes confrères. Il est temps d’ouvrir les yeux et de se rendre compte de la responsabilité que nous avons en refusant l’idée que les matériaux que nous utilisons puissent être dangereux pour la santé de nos patients. Nous ne sommes pas tous aussi sensibles aux agents toxiques, mais pour autant pouvons-nous nier l’existence de ce problème majeur et laisser ceux qui en sont victimes seuls face à leur souffrance et au déni de certains professionnels de santé, sans recherches complémentaires sérieuses ? De nombreuses études existent, il suffit de les consulter et de ne pas se contenter de ce que nos autorités nous disent, il faut aller voir plus loin. Il est vrai qu’aujourd’hui, nous sommes confrontés à la survenue de nombreuses maladies émergentes certainement dues pour la plupart aux nombreux toxiques qui nous entourent, il n’y a pas que le mercure, loin de là, j’en conviens, il est bien évident que toutes ces maladies ont des causes multifactorielles. Mais il est en notre pouvoir de décider de diminuer l’impact d’un de ces facteurs en ne posant plus d’amalgames !

• Comment remplacer l’amalgame ?


Reste un problème, que ne manqueront pas d’aborder certains : les autres matériaux à notre disposition. Nous savons bien que ceux-ci renferment également des éléments dont nous ne connaissons pas encore les effets à long terme. Pourquoi alors ne pas axer la recherche sur la découverte de nouveaux matériaux les plus bio et immuno compatibles possibles et si aucune solution de remplacement n’est trouvée pour certains matériaux nécessaires, pourquoi ne pas mettre en place des tests d’intolérance, chaque individu ayant une susceptibilité différente aux toxiques ?

A l’heure où nous nous interrogeons sur les meilleurs matériaux à utiliser dans nos maisons, nos écoles, nos crèches afin de ne pas nous intoxiquer, pourquoi persister à utiliser des toxiques comme le mercure au sein même de notre organisme ?

Nous devons réagir !


Anne, avril 2009