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Symptômes psycho-comportementaux ("éréthisme mercuriel") consécutifs à une exposition au mercure métallique/inorganique

 


Greenpaper: mentalhealth. Poul Moller

Le mercure des amalgames dentaires, l’un des principaux facteurs étiologiques de la maladie d’Alzheimer ?
Marie GROSMAN et André PICOT

Texte déposé le 20/11/2007 par André Picot et Marie Grosman sur le forum du Premier Ministre consacré au plan Alzheimer :

Maladie d’Alzheimer : se préoccuper enfin des causes !

 

Qu’attendons-nous d’un réel plan Alzheimer ? En premier lieu, qu’on se préoccupe enfin de rechercher les causes de cette pathologie.

En effet, si la rapide progression de cette maladie est en partie liée à l’augmentation de l’espérance de vie, l’élévation de l’incidence (ou nombre de nouveaux cas) au cours des décennies précédentes pour les mêmes tranches d’âge permet de suspecter l’importance de facteurs environnementaux.

Nous pensons qu’il est primordial de tout mettre en œuvre pour appréhender l’étiologie de cette maladie afin de la prévenir, en recherchant les substances toxiques contribuant au développement de cette terrible pathologie.

Parmi les toxiques pouvant être incriminés (aluminium, plomb, mercure…), le mercure des amalgames dentaires apparaît être un des meilleurs candidats : de très nombreuses études scientifiques, publiées dans d’excellentes revues à comité de lecture, constituent en effet un important faisceau de présomptions. Rappelons ici que les amalgames contiennent environ 50% de mercure, dont une partie non négligeable s’échappe sous forme de vapeurs qui seront inhalées, entraînant au final l’accumulation de mercure dans le système nerveux central dont le cerveau.

Ces études mettent en évidence que :

  • L’incidence de la maladie d’Alzheimer (MA) est en progression dans les pays industrialisés, et est plus élevée dans les populations utilisant l’amalgame depuis des décennies (Europe, Amérique du Nord et Amérique du Sud, …). Le seul pays industrialisé dans lequel la fréquence de la MA est restée à un niveau beaucoup plus faible est le Japon, pays où l’on utilise très peu l’amalgame dentaire.
  • Le cerveau des porteurs d’amalgames subit une exposition au long terme à de faibles doses de mercure, neurotoxique avéré. L’imprégnation mercurielle du tissu cérébral est surtout corrélée au nombre d’amalgames, et augmente peu à peu au cours de la vie.
  • Le cerveau et le sang des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer contiennent plus de mercure inorganique que ceux des personnes non atteintes.
  • L’exposition à de faibles doses de mercure élémentaire entraîne dans le cerveau un ensemble de perturbations cellulaires caractéristiques du syndrome Alzheimer : les 3 marqueurs de cette pathologie (accumulation de protéine béta-amyloïde, hyperphosphorylation de la protéine Tau et formation d’amas de neurofibrilles) sont clairement identifiables.
  • Les vapeurs de mercure inhalées remontent par la voie olfactive jusqu’au bulbe olfactif où de grandes quantités de mercure s’accumulent, entraînant des déficits olfactifs. Or, la perte de l’odorat est souvent observée chez les malades d’Alzheimer, et est même considérée comme une aide au dépistage précoce de cette pathologie.
  • Tous les porteurs d’amalgames sont exposés aux vapeurs de mercure, mais seules les personnes possédant des mécanismes de détoxication peu efficaces ont un risque élevé de développer la pathologie. Ces mécanismes sont sous dépendance génétique ; en particulier, il s’agit des gènes de l’apolipoprotéine E, molécule impliquée dans l’élimination du mercure stocké dans le cerveau.


Il existe donc une forte probabilité pour que le mercure des amalgames soit un facteur étiologique majeur de la maladie d’Alzheimer (et des autres pathologies neurodégénératives), ce qui ne signifie pas que d’autres facteurs environnementaux ne puissent être aussi incriminés, la MA étant une maladie multifactorielle.

Il serait inconcevable que le plan Alzheimer ignore cette réalité scientifique. Il est au contraire indispensable de:

  • dresser l’état des lieux de la relation entre le mercure dentaire et la maladie d’Alzheimer, ainsi que les autres maladies neurodégénératives
  • tout mettre en œuvre pour abaisser l’exposition de la population au mercure, en commençant par arrêter l’utilisation des amalgames dentaires, première source d’exposition au mercure dans les pays développés.


André Picot, Directeur de recherche honoraire au CNRS, Président d'ATC Toxicologie
Marie Grosman, Agrégée de sciences de la vie et de la Terre, conseillère scientifique de l'association Non au Mercure Dentaire